Les 5 plus grands préjugés sur les développeurs web

Développeur depuis peu, Alexandre nous parle des idées reçues auxquelles il s’est lui-même heurté avant de débuter sa carrière, et répond aux 5 plus grands préjugés sur le métier de développeur web. 

“ Je suis arrivé au développement web par un chemin un peu détourné, mon parcours était tout autre à l’origine : diplômé en marketing, j’ai commencé ma vie professionnelle en travaillant dans l’industrie musicale. Mais au bout de quelques années j’ai eu envie d’autre chose et j’étais surtout très attiré par la vie d’indépendant : pouvoir gérer mon temps et travailler à mon compte était une perspective qui me séduisait beaucoup. Un ami à moi qui travaillait dans le développement web et qui était loin des clichés que je pouvais avoir sur le métier m’a incité à sauter le pas, j’ai commencé par suivre un cours en ligne et à ma grande surprise, j’ai été happé par ce monde. Le développement web, que je percevais comme une pratique ennuyeuse, répétitive et dénuée de toute créativité, s'est avéré être tout l’inverse : un univers de création, où l’apprentissage ne s’arrête jamais et où l’on est amené à réaliser des projets passionnants

J’ai démissionné de mon travail à Sony Music, je suis parti quelques mois voyager et à mon retour, j’étais décidé à persévérer dans ce qui allait devenir mon métier : le développement front-end. J’ai quitté Paris pour suivre une formation accélérée à Bordeaux, et après quelques mois, en 2021, je décrochais mon premier client, je m’installais au Node et commençais une nouvelle page dans ma vie professionnelle. Depuis, les clients se sont enchaînés, j’ai eu de la chance de travailler sur plusieurs projets en tant que designer web et développeur front-end et suis tombé amoureux de ce monde du digital qui m’était encore totalement inconnu il y a quelques années encore.” 

Les 5 plus grands préjugés sur les développeurs web 

“Comme dit précédemment, avant de me plonger dans ce milieu, j’étais pétri d’idées préconçues et de préjugés sur le travail et la communauté des développeurs web, spoiler alert : la plupart se sont avérés totalement faux.”  

Préjugé n°1 : un programmeur est une personne solitaire et introvertie

“S’il est vrai que notre métier nous pousse à passer des heures seuls devant un écran, nous sommes en contact permanent avec notre équipe, nos clients ou même l’ensemble de la communauté de devs, dont on a souvent besoin et à qui il est coutume de poser des questions. Outre cette partie, qui dans mon cas est avant tout digitale, la plupart des mes clients jusqu’à présent ne vivant ni dans la même ville ni même dans le même pays que moi, il y a aussi l’univers des co-working qui viennent créer du lien social et qui sont devenu le nouveau maillon, primordial pour notre nouvelle génération d’indépendant, freelance et autre auto-entrepreneurs. Des endroits comme le Node s’avèrent également être un excellent moyen de rencontrer de nouvelles personnes, de créer des liens, de networker, et de ne pas passer sa vie dans son canapé, en pyjama, avec un mac sur les cuisses. Au-delà de tout ça, les développeurs.euses que j’ai rencontrés jusqu'à aujourd'hui se sont tous avéré.es être des personnes à la vie sociale extrêmement dynamique, la plupart avec des parcours divers et riches, des voyages par dizaines et une vie débordant totalement le seul univers du dev.” 

Préjugé n°2 : la programmation est réservée aux surdoués ou aux matheux.

“Ayant moi-même fait un bac ES et une école de commerce, je n’ai jamais eu un excellent niveau en maths, et même, aucune affinité particulière pour le sujet; cela n’a JA-MAIS été un inconvénient dans mon travail. Le développement ne fait qu’emprunter aux mathématiques une logique et une certaine rigueur de pensée. Rien qui ne soit inatteignable avec un peu de pratique et d’entrainement.”

Préjugé n°3 : pour programmer, il faut être bon en anglais.

“Sur ce point, il est difficile d’être en désaccord, c’est vrai que la plupart des documentations, des topics sur les forums et même une grande part du vocabulaire du code est en anglais. Ceci étant dit, il existe d’excellentes alternatives françaises qui proposent des formations très poussées et complètes : OpenClassroom en étant un excellent exemple. Mais je pense qu’à terme, il est important d’apprendre quelques mots d’anglais pour pouvoir mieux comprendre, intérargir avec la communauté anglophone (bien plus vaste que la communauté francophone) et même trouver des clients (la quasi-totalité de mes clients jusqu’à aujourd’hui étaient anglophones).”

Préjugé n°4 : il faut du matériel onéreux pour commencer la programmation (ordinateur de luxe, par exemple).

Absolument pas. Coder ne demande finalement que très peu de ressources à un ordinateur, et on peut commencer à coder avec un matériel extrêmement basique.” 

Préjugé n°5 : la programmation n’est réservée qu’aux hommes.

“Malheureusement la parité semble loin d’être respectée dans le monde de la programmation, même si j’ai l’impression de voir de plus en plus d’exemples de développeuses autours de moi, les chiffres parlent d’eux même: seulement 17% des programmeurs sont des programmeuses selon un rapport de l’INSEE de 2017 (j’ai fait un petit fact checking ahah, j’ai l’impression d’être de retour en prépa). On peut imaginer néanmoins voir ce pourcentage augmenter, de par  l’attractivité du secteur, l’éveil des consciences qui en découle et certaines actions qui sont menées en ce sens (exemple). Il est important de se battre contre des préjugés qui ont la vie dure et inclure les femmes dans un métier où elles peuvent se sentir sous-représentées et illégitimes, métier qui n’est pourtant ni une affaire d’homme, ni une affaire de femme.

En conclusion, je suis très heureux de ne pas m’être laissé arrêter par ces préjugés idiots qui m’auraient fermé la porte d’un univers passionnant, créatif et en perpétuelle évolution. J’ai aujourd’hui la chance de pouvoir suivre un projet sur toute son élaboration, du design de sa maquette jusqu’à son intégration en langage informatique. J’ai trouvé dans ce métier la créativité et l’autonomie que j’y cherchais et dans le Node un cocon familier où travailler. Un espace parfait pour dissocier vie privée et vie professionnelle et rencontrer des gens accueillants et chaleureux.” 

Pour contacter Alexandre : http://www.alexandrepujol.com

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