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Aquitalks : Sobriété Numérique

À situation particulière, solution inédite ! Chez Aquinum, nous avons dû nous adapter et modifier nos rendez-vous hebdomadaires pour nos adhérents. Pour le moment, nous ne pouvons plus nous retrouver au Node pour partager et échanger... Alors pourquoi ne pas nous retrouvez en ligne, chacun chez nous ?!

sobriete numerique

Source image : Verda Mano

Aquinum lance les Aquitalks ! Réunir nos adhérents ou curieux passionnés du numérique, autour d’un thème ou d’une discussion commune et échanger sur le sujet. 

Mardi 14 avril a eu lieu notre premier Aquitalks dont le thème était la “Sobriété Numérique”. Est-il imaginable de transformer le numérique pour le rendre plus sobre, plus écologique ? En cette période de confinement, n’est-ce pas l’occasion de prendre de bonnes habitudes en termes d’usages numériques ? D’en modifier son usage ? Entre témoignages, questionnement, avis et conseils, retour sur cet échange captivant.

Quel est le niveau de sensibilisation au concept de sobriété numérique aujourd’hui ? A-t-il évoluer avec le confinement ?

En cette période particulière, le confinement modifie nos habitudes. Si pour certain, “l’addiction” à son téléphone est inévitable, pour d’autres, le confinement permet un retour aux essentiels, comme les bons vieux appels téléphoniques. 

Cependant, nous sommes tous d’accord sur ce fait : la sobriété numérique, aujourd’hui est également une question humaine ! Cela se définit également par d’importants impacts souvent sous-estimés : stockages de données, algorithmes, déchets matériels… Le numérique doit être revu de façon complètement différente de ce qu’il pouvait être dans les années 90. 

Le numérique est une histoire d’usage. On ne peut pas s’arrêter d’utiliser les nombreux outils numériques mis à notre disposition. La sobriété numérique consisterait pour Céline, à informer pour mieux communiquer. Communiquer de façon plus efficace, pour au final passer moins de temps sur internet et éviter de « papillonner ». Au final, un réel impact en découle plus personnel que collectif sur l’usage que l’on fait du numérique. C’est un travail sur soit même ! Limiter son propre impact, c’est aussi se poser la question de l’utilité de certaines applications, celles qui sont “sans valeurs” et qui n’apporte rien d’essentiel à son quotidien.

Selon Edouard, il s’agirait d’élargir la question de la sobriété numérique au-delà de la consommation pure et simple. Derrière l’idée de “sobriété numérique”, il faut se concentrer aussi sur la limitation de son usage. Comment recentrer l’usage du numérique par rapport à son intérêt direct ?

Sur le plan énergétique, en 2040 toute l’électricité produite sur la planète ne suffira pas au numérique (Sciences & Vie - Février 2020). Alain en est bien conscient et pour lui, notre rapport au numérique doit être revu. Même si nous consommons moins de part les évolutions technologiques, on consommera toujours plus. 

Pour Cécile, la solution est toute trouvée. Comme beaucoup, elle a investi dans un smartphone… Puis s’est finalement rétractée pour revenir à un simple téléphone. Avec tous ces écrans, le temps d’attention était trop important pour au final, toujours plus de distractions. 

Au final, le confinement nous pousse à plus d’utilisation, mais c’est aussi un moment durant lequel peut se produire une réelle prise de conscience !

Certes, il y a un engrenage, qui fait que plus on peut aller vite et être efficace, plus cela nous demande de consommer du numérique. Peut-on arriver à se mettre des barrières dans sa propre utilisation quotidienne ? Quels sont les éco-pratiques faciles à mettre en place ?

Edouard propose une métaphore inspirée. Il faudrait considérer l’usage des outils numériques comme une sorte de régime “alimentaire”. Car oui, à force d’avoir trop de nourriture, on finit par mal s’alimenter ! L’objectif serait d’apprendre à mieux se servir de ces outils et apprendre à se restreindre. Il faut se poser la question de l’utilité que m’apporte cette information numérique : est-ce utile sur un point familial, personnel ou même professionnel ? Ou au contraire, est-ce que cette donnée ne me sera d’aucune utilité par la suite ? Alors, comment pratiquer la sobriété numérique ? Edouard soumet l’idée de s’inscrire dans un mode de vie raisonnable et de l’inscrire dans un contexte local. 

Il rejoint parallèlement l’avis de Céline et Alain, qui est de se maintenir des plannings, ou des horaires où l’on “consomme” du numérique, et accepter de ne pas tout voir et savoir "perdre" des informations. 

Julie rédactrice web, ne peut quant à elle pas se passer des outils numériques. Un “régime numérique” semble compliqué à envisager, même si l’envie est présente. Revenir à l’écriture manuscrite ? Une réelle solution pour Cécile, mais entre le tout ou rien, il est dur de trouver un entre-deux. Solution moins radicale : Avec ces smartphones qui nous sollicitent régulièrement avec des notifications en tout genre, les désactiver permet tout simplement d’être moins tenté et ainsi limiter son usage. Non seulement il y a un côté écologique, mais cela permet également de “décrocher”. 

Deuxième option, utiliser un agrégateur de flux ! Céline, conseillère en veille digitale nous propose “Inoreader”, un outil agrégateur de flux. Il permet d’optimiser selon le temps qu’on a, en ayant seulement accès qu’à ce qui nous intéresse. Il s’agit d’un outil gratuit, qui intègre également des newsletters pour éviter d’encombrer sa boite mail. Et si cette option ne vous convainc pas, s’abonner à des newsletters peut s’avérer être un très bon moyen de réduire sa présence numérique, puisque que cela nous évite de scroller infiniment pour trouver les informations qui nous intéressent.

Pour mieux comprendre nos comportements face à l’usage numérique, Alain recommande la lecture “Le Bug Humain : pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète, et comment l’en empêcher ?”.

Alors comment peut-on éviter de collecter “tout et n’importe quoi”, sans savoir comment l’exploiter ? Quand est-il des acteurs évoluant dans le domaine ?

Edouard travaillant dans le domaine des “Smarts Cities” dans les collectivités, nous explique que ces dernières se sont saisies des enjeux numérique dans le développement de leurs territoires. Il y a eu un temps de collecte de la donnée en masse, mais qu’aujourd’hui il semble y avoir eu une prise de conscience. Le stockage de données sans stratégie d’utilisation n’étant pas viable, la tendance est maintenant à une collecte de données plus responsables. L’objectif est également de développer des systèmes plus résilients, plutôt que des “machines de guerre” qui connaîtront des besoins d’évolution ou de modernisation proches. 

Quid des grands acteurs de l’industrie du numérique ? Certains communiquent sur “moins d’utilisation de la donnée”, mais est-ce stratégique, ou est-ce une vraie prise de conscience en accord avec une sobriété numérique ?

Au final, beaucoup de questions se posent. Est-ce que tout ce que l’on utilise est utilisé à bon escient sans nuire dans le futur ? Lorsqu’on veut pousser le développement, est-ce qu’au finale une nouvelle application mobile est vraiment nécessaire ? Pour Cécile une chose est sûre, tout cela nous renvoie à notre responsabilité individuelle. 

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12 rue des Faussets
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